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DPE 2026 : le nouveau coefficient électricité change tout

DPE 2026 : le nouveau coefficient électricité change tout

L'essentiel

Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient électricité du DPE passe de 2,3 à 1,9. Impact réel sur votre étiquette, sans aucuns travaux.

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Si votre logement est chauffé à l'électricité, votre étiquette DPE a peut-être changé depuis le 1er janvier 2026 sans que vous ayez touché à un seul radiateur. La raison : le coefficient qui convertit l'électricité consommée en énergie primaire, utilisé dans le calcul du diagnostic de performance énergétique, est passé de 2,3 à 1,9. Concrètement, un même logement chauffé à l'électricité consomme désormais moins d'énergie primaire sur le papier, ce qui peut suffire à faire gagner une lettre à son étiquette. Ce guide explique ce que change ce coefficient, qui est concerné, et comment vérifier si votre DPE doit être mis à jour.

Sommaire
  1. 01 Ce qu'est le coefficient de conversion électricité
  2. 02 Qui est concerné par ce changement
  3. 03 Vérifier l'impact sur votre logement, étape par étape
  4. 04 Erreurs fréquentes à éviter
  5. 05 Conséquences concrètes sur les aides et la revente
  6. 06 Ce que ce changement signifie vraiment pour vous
  7. 07 Questions fréquentes

Ce qu'est le coefficient de conversion électricité

Étiquette énergie du diagnostic de performance énergétique classant les logements de A à G Crédit : Diagnostic de performance énergétique 2021, Pierre WikiFan — Licence CC BY-SA 4.0 / Wikimedia Commons

Le DPE ne mesure pas directement l'énergie finale que vous consommez, c'est-à-dire celle affichée sur votre facture. Il la convertit en énergie primaire, qui inclut les pertes de production et de transport en amont, avant qu'elle n'arrive chez vous. Cette conversion se fait grâce à un coefficient propre à chaque énergie : le gaz et le fioul ont un coefficient proche de 1, tandis que l'électricité en avait un beaucoup plus élevé, fixé à 2,3 depuis 2006.

Ce chiffre de 2,3 reflétait le mix électrique français d'il y a vingt ans, avant que la part des énergies renouvelables et le rendement du parc nucléaire n'évoluent significativement. Selon l'ADEME, ce coefficient ne correspondait plus à la réalité de la production électrique actuelle, largement décarbonée par rapport à 2006.

Un arrêté du 13 août 2025, publié au Journal officiel, a donc abaissé ce coefficient à 1,9 à compter du 1er janvier 2026. Selon ecologie.gouv.fr, un second abaissement à 1,7 est déjà programmé pour le 1er janvier 2027, confirmant une trajectoire de correction progressive plutôt qu'un ajustement ponctuel.

Qui est concerné par ce changement

« Cette évolution corrige une inégalité de traitement qui pénalisait l'électricité, énergie fortement décarbonée, par rapport aux énergies fossiles importées. Aucun logement ne verra son étiquette se dégrader. » — Ministère de la Transition écologique, communiqué du 26 août 2025

Le changement concerne exclusivement les logements chauffés totalement ou partiellement à l'électricité : chauffage électrique direct, pompe à chaleur, chauffe-eau électrique. Un logement chauffé au gaz ou au fioul ne voit aucune modification de son étiquette liée à cette réforme, puisque le coefficient de ces énergies reste inchangé.

L'ampleur du gain dépend de la part de la consommation d'énergie primaire liée à l'électricité dans le total du logement. Un logement tout électrique ressent l'effet plus fortement qu'un logement au chauffage mixte. Pour un bien déjà proche du seuil entre deux classes (D et C par exemple), le changement de coefficient peut suffire à faire basculer l'étiquette d'une lettre, sans aucuns travaux réalisés. Pour un logement déjà loin du seuil suivant, l'effet reste mesurable mais insuffisant pour changer de classe.

Vérifier l'impact sur votre logement, étape par étape

Compteur électrique communicant Linky fraîchement installé dans un logement Crédit : Compteur Linky tout juste installé (France), Benoît Prieur — Domaine public / Wikimedia Commons

Étape 1. Vérifier la date de votre DPE actuel. Si votre diagnostic a été réalisé avant le 1er janvier 2026 et que votre logement est chauffé à l'électricité, il a été calculé avec l'ancien coefficient de 2,3 et ne reflète plus la méthode en vigueur.

Étape 2. Ne rien faire si vous n'avez pas de projet immédiat. La réglementation ne prévoit aucune obligation de refaire un DPE valide uniquement à cause du changement de coefficient. Votre diagnostic reste valable jusqu'à sa date d'expiration.

Étape 3. Commander un nouveau DPE en cas de vente, location ou doute sur le classement. Si vous envisagez de vendre ou de louer prochainement, un DPE réalisé après le 1er janvier 2026 reflétera la méthode actuelle et pourra, pour un logement électrique, afficher une meilleure classe qu'un ancien diagnostic.

Étape 4. Comparer l'ancien et le nouveau DPE si vous en avez la possibilité. Certains diagnostiqueurs proposent une simulation à methode inchangée pour estimer l'effet du nouveau coefficient avant de commander un DPE complet payant.

Situation du logement Effet du changement de coefficient
Chauffage 100 % électrique Effet le plus marqué, gain possible d'une classe
Pompe à chaleur air-eau ou air-air Effet significatif, cumulé au bon rendement de la PAC
Chauffage mixte (électricité + autre énergie) Effet partiel, proportionnel à la part électrique
Chauffage gaz ou fioul exclusif Aucun effet sur l'étiquette

Étape 5. Vérifier l'impact sur votre éligibilité aux aides ou obligations. Un changement de classe peut modifier votre éligibilité à certains dispositifs, voir la section suivante.

Erreurs fréquentes à éviter

Façades d'immeubles résidentiels en France, logements concernés par le classement DPE Crédit : Apartment building facades close up view, Marseille, Mstyslav Chernov — Licence CC BY-SA 3.0 / Wikimedia Commons

Penser que le changement de coefficient s'applique automatiquement à un DPE existant. Ce n'est pas le cas. Un DPE déjà réalisé garde son classement jusqu'à sa date d'expiration ou jusqu'à ce qu'un nouveau diagnostic soit commandé. Le gain n'est effectif qu'au moment de la réalisation d'un nouveau DPE.

Confondre ce changement avec une aide ou une prime. Le coefficient électricité est un paramètre de calcul, pas un dispositif de financement. Il ne verse aucune somme et ne remplace aucune aide existante comme MaPrimeRénov' ou les CEE.

Refaire un DPE inutilement pour un logement chauffé au gaz ou au fioul. Ces énergies ne sont pas concernées par le changement de coefficient, un nouveau diagnostic n'apportera donc aucune amélioration d'étiquette dans ce cas précis.

Croire que la baisse du coefficient dispense de travaux d'isolation. Un logement mal isolé reste mal isolé : le nouveau coefficient améliore le classement théorique lié à l'énergie de chauffage, pas la performance réelle de l'enveloppe du bâtiment.

Conséquences concrètes sur les aides et la revente

Le changement de classe DPE n'a pas qu'un effet cosmétique. Plusieurs dispositifs légaux et financiers s'appuient directement sur cette lettre. L'interdiction de location s'applique aux logements classés G depuis le 1er janvier 2025, et s'étendra aux logements classés F au 1er janvier 2028 : un logement qui bascule de F à E grâce au nouveau coefficient échappe à cette échéance sans qu'aucun travaux n'ait été réalisé. À l'inverse, un logement qui reste classé F malgré le changement de coefficient doit anticiper cette obligation dès maintenant.

Coût et démarche Avant 2026 Depuis le 1er janvier 2026
Coefficient électricité 2,3 1,9 (1,7 prévu au 1er janvier 2027)
Prix d'un DPE classique 100 à 250 € Inchangé
Validité d'un DPE 10 ans Inchangée
DPE réalisés avant 2018 et 2018-2021 Invalides depuis le 1er janvier 2025 —

Pour la vente d'un bien, un DPE plus favorable réduit mécaniquement le risque de décote liée au statut de passoire thermique, sans qu'aucune dépense de travaux n'ait été engagée. Certains propriétaires ont donc intérêt à faire réaliser un nouveau diagnostic avant de mettre leur bien en vente, si l'ancien DPE datait d'avant 2026 et que le logement est chauffé à l'électricité.

Ce que ce changement signifie vraiment pour vous

Dans nos accompagnements, on recommande aux propriétaires de logements électriques qui envisagent une vente ou une mise en location dans les 12 à 24 mois de vérifier dès maintenant si leur DPE date d'avant 2026. Le coût d'un nouveau diagnostic, entre 100 et 250 euros selon la région et la taille du logement, peut être largement compensé par une meilleure classe énergétique au moment de la transaction, en particulier pour un bien proche d'un seuil de classe. Notre conseil concret : ne commandez pas un nouveau DPE seulement par curiosité si vous n'avez aucun projet de vente ou de location à court terme, l'ancien reste valide et le nouveau coefficient ne change rien à la performance réelle de votre logement.

Questions fréquentes

FAQ • Questions fréquentes
Tout ce que vous devez savoir sur le nouveau coefficient électricité du DPE 2026
Qu'est-ce que le coefficient de conversion électricité du DPE ?

C'est le facteur utilisé pour convertir l'électricité finale consommée par un logement en énergie primaire dans le calcul du DPE. Il est passé de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026, ce qui réduit la consommation d'énergie primaire calculée pour un logement électrique sans aucun changement de sa consommation réelle.

Mon DPE va-t-il changer automatiquement avec le nouveau coefficient ?

Non, un DPE déjà réalisé conserve son classement initial jusqu'à sa date d'expiration. Le nouveau coefficient ne s'applique qu'aux diagnostics réalisés à partir du 1er janvier 2026, il faut donc commander un nouveau DPE pour en bénéficier.

Tous les logements sont-ils concernés par cette baisse de coefficient ?

Non, seuls les logements chauffés totalement ou partiellement à l'électricité sont concernés. Un logement chauffé au gaz ou au fioul ne voit aucun changement d'étiquette lié à cette réforme, le coefficient de ces énergies restant inchangé.

Un logement peut-il perdre une classe à cause du nouveau coefficient ?

Non, selon le ministère de la Transition écologique, aucun logement ne voit son étiquette se dégrader avec ce changement. L'effet joue uniquement en faveur des logements électriques, en améliorant ou en maintenant leur classement.

Le coefficient électricité va-t-il encore baisser après 2026 ?

Oui, un second abaissement à 1,7 est déjà programmé pour le 1er janvier 2027, confirmant une trajectoire progressive de correction plutôt qu'un ajustement isolé pour 2026.

Faut-il refaire son DPE dès maintenant pour profiter du nouveau coefficient ?

Seulement si vous avez un projet de vente, de location ou un doute sur votre classement actuel, notamment si votre logement est proche d'un seuil de classe. Sans projet immédiat, votre DPE existant reste valable jusqu'à son expiration.

Ce changement a-t-il un impact sur l'interdiction de location des passoires thermiques ?

Oui, potentiellement. Un logement électrique classé F qui bascule en E grâce au nouveau coefficient échapperait à l'interdiction de location prévue au 1er janvier 2028 pour les logements classés F, ce qui justifie de vérifier son classement actualisé.

Pourquoi le coefficient électricité était-il fixé à 2,3 auparavant ?

Ce chiffre datait de 2006 et reflétait le mix de production électrique de l'époque. Il ne correspondait plus à la réalité d'une électricité française aujourd'hui largement décarbonée, d'où la correction à 1,9 puis 1,7.

Le nouveau coefficient améliore-t-il la performance réelle de mon logement ?

Non, il modifie uniquement le calcul théorique du DPE. La consommation réelle d'énergie et le confort thermique du logement restent identiques : seule l'évaluation conventionnelle change, pas l'isolation ni les factures d'électricité.

PL
Article rédigé par
Pauline L.
Rédactrice — Aides & dispositifs
Pauline suit les évolutions de MaPrimeRénov', des CEE et de l'éco-PTZ au fil des textes officiels, et vérifie chaque montant cité avant publication.

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#DPE#coefficient électricité#diagnostic énergétique#2026